Du rallye pour se faire un nom
Le succès commercial de Codemasters a explosé (sur consoles) avec la saga Colin McRae Rally. Le premier est sorti en 1998 sur Playstation, pas moins de 5 titres suivront jusqu’à la tragique disparition du pilote écossais dans un accident d’hélicoptère. Pendant ce temps, Codemasters a diversifié son offre en refusant de se cantonner à une discipline qui leur rapportait pourtant beaucoup, TOCA Touring Cars Championship qui reprend le meilleur championnat de Super Tourisme à l’époque est en fait sorti avant même les jeux de rallye en 1997, lors de l’âge d’or du BTCC.
Circuit et rallye donc. Inratable pour les fans de sport auto !
Viendront ensuite les évolutions que sont aujourd’hui Race Driver (par rapport à TOCA) et DiRT par rapport à Colin McRae, sans parler de la récente et juteuse licence officielle F1.
Une montagne de contenu
Donc après toutes ces années, imaginez le nombre de véhicules, le nombre d’environnements, de spéciales, de circuits, de modes de jeux qui ont été créés par Codemasters dans ses différents jeux ! Les chiffres sont certainement ahurissants…et pourtant…à l’inverse de certains éditeurs ou développeurs que je ne citerais pas ici, Codemasters ne s’est jamais contenté de faire du 1.1 et a toujours tenté le 2.0.
Il serait simple et compréhensible de réutiliser une partie du très vaste contenu créé par le passé, en le faisant passer à la HD par exemple, mais Codematers n’a pour l’instant jamais utilisé ce processus (tout au moins en masse). La plupart des jeux Codemasters propose un niveau de téléchargement additionnel très faible par rapport à la concurrence, la situation semble changer un peu avec DiRT 3 qui recevra au moins 4 packs pour l’instant pas encore annoncés officiellement en détails.
Mais ce qui ressort surtout, c’est la volonté de Codemasters de proposer des jeux pleins, avec beaucoup de contenu directement sur le disque, à tel point que le DLC n’est pas véritablement indispensable. Et c’est tout à l’honneur du géant britannique.
Cependant, avec les changements importants qui sont en train de s’opérer dans le monde des jeux vidéo (beaucoup de DLC développé PENDANT le jeu et volontairement mis de côté pour être mis en vente plus tard, croissance importante des jeux « free to play » qui ne réalisent de bénéfices QUE sur le téléchargement additionnel etc etc) , il y a de fortes chances que Codemasters doivent adapter son fonctionnement pour tirer profit de la tendance actuelle.
Génération digitale
Nous avons tous détesté devoir payer plus pour du contenu supplémentaire, mais il faut avouer que petit à petit ce comportement s’est atténué et nous sommes maintenant habitués…allant même jusqu’à demander du DLC immédiatement après l’annonce du contenu d’un jeu s’il manque des choses que nous espérions.
Avant la sortie de GT5, Polyphony Digital avait effrayé les joueurs en admettant considérer un jeu « de base » très light en contenu et très abordable, que le joueur lui-même pourrait « remplir » au grès d’une montagne de téléchargement additionnel. On voit aujourd’hui que THQ et MX vs ATV tentent de suivre ce chemin.
On peut le détester autant que l’on veut, il y a de fortes chances que nos futurs jeux seront des « coquilles vides » qu’il faudra remplir en mettant la main à la poche comme quand on remplit son iPod sur iTunes.
Voilà pourquoi je voulais rendre un hommage à Codemasters, l’un des derniers résistants, avant que l’on entre dans une ère de plus en plus digitale.
(Les images proviennent de Google et appartiennent à leurs propriétaires respectifs)
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