F1 2018Nos tests

Test de F1 2018 sur Xbox One X

Codemasters est désormais totalement rodé quand il s’agit des jeux de Formule 1. En effet, le fameux studio britannique détient la licence officielle depuis 2010 et a produit pas moins de 9 jeux! Le dixième arrive ce 24 août et voici nos impressions sur une version Xbox One X d’F1 2018 (jeu compatible One X Enhanced)! Tout comme son prédécesseur F1 2017, le millésime 2018 arrive « relativement » tôt, au mois d’août, ce qui est bien mieux que certaines éditions antérieures qui sortaient en septembre, octobre voire novembre! Idéalement chaque nouveau F1 devrait sortir avec le début de la nouvelle saison en mars mais Codemasters n’est pas encore parvenu à adopter ce rythme.

Quoi qu’il en soit, voici venu le nouveau messie pour les fans du point culminant des sports mécaniques! Pour ceux qui connaissent tout sur les zones de DRS, les différents types de gomme, les circuits du calendrier et le fait que techniquement seuls Hamilton et Vettel peuvent remporter le titre (…) ceux là seront ravis d’écrire l’histoire à leur manière grâce à Codemasters!

Nouvelle année !

Comme tout jeu FIFA ou NBA, F1 bénéficie d’entrée de jeu des changements inhérents à la catégorie reine des sports méca d’année en année. Pour 2018, on remarque le retour d’Alfa Romeo en F1 grâce à Sauber avec notamment le Monégasque Charles Leclerc dans l’écurie gérée par Frédéric Vasseur, changement également chez Williams avec le russe Sirotkin en lieu et place d’un Felipe Massa retraité (ousté?), Carlos Sainz « prêté » par Red Bull (Toro Rosso) se retrouve chez Renault alors que le status quo demeure chez les 3 écuries de pointe que sont Mercedes-Ferrari-Red Bull. Niveau calendrier, une année surchargée avec 21 Grand Prix et les retours d’une part d’Hockenheim mais aussi, et c’est plus ancien encore, du Paul Ricard! Si vous suivez la F1 de près, vous savez que la saison prochaine s’annonce absolument épique avec encore plus de changements de pilotes (Ricciardo chez Renault, Sainz chez McLaren, Alonso out de sa propre volonté et ce n’est pas fini…). D’un point de vue technique, les T-Wings et « ailerons de requin » ont été interdits sur les monoplaces, le fameux « Halo » est rendu obligatoire au niveau du cockpit et une gamme plus large de pneumatiques est mise à la disposition des équipes par Pirelli (pour faire court).

Tout cela n’aura évidemment pas manqué d’être pris en compte par Codemasters qui, au fil des années, nous a prouvé son attention pour le moindre détail!

Nouvelle saison !

Un jour peut-être, la F2 ou toute autre catégorie d’entrée vers la F1 sera intégrée au jeu mais pour le moment, votre carrière débute d’une manière similaire aux précédents opus à savoir intégrer une écurie (même si on peut aller direct chez Ferrari ou Mercedes) pour faire ses preuves, dominer son coéquipier et devenir champion du monde!

Vous débutez donc avec la création de votre pilote et la sélection d’un avatar (masculin ou féminin) parmi une bonne quarantaine de visages. Viennent ensuite les détails complémentaires (casque, nationalité, numéro, nom, pseudo etc) avant de rejoindre l’écurie de vos rêves, immédiatement! Si par le passé on pouvait être cantonné aux écuries de fond de grille (et c’est un passage obligé pour 90% des pilotes), F1 2018 vous permet de sauter directement vers le haut du classement (Ferrari/Mercedes/RedBull). Vous décidez ensuite du format de chaque week-end qui dépendra de votre disponibilité et recherche de réalisme! La participation aux essais libres, la longueur des qualifications, de la course (présence ou non de tour de formation) et le niveau de l’IA sont tous paramétrables au millimètre près, et ça c’est avant de gérer le réalisme du pilotage!

On comprend donc rapidement que l’expérience F1 2018 peut être taillée précisément en fonction de votre niveau ou du temps que vous souhaitez passer durant chaque partie. Codemasters propose beaucoup de paramètres concernant la course et les aides à la conduite qui impactent profondément le jeu. Ceux-ci permettent à F1 2018 de faire le grand écart entre super accessible et super exigeant sans le moindre souci, et c’est très impressionnant!

Après toute cette « paperasse virtuelle », il est temps de s’envoler vers le 1er GP de l’année, à Melbourne. C’est là que le joueur fait la rencontre de Claire, l’une des grosses nouveautés de cet opus! Cette journaliste sera présente dans le paddock pour récupérer vos commentaires après quasiment toutes les sessions (essais, qualifs, course) via des réponses à choix multiples qui auront un effet sur votre réputation et le moral de votre propre équipe! Les réponses données déplacent un marqueur qui oscille entre « Fair-Play » (si vous brossez dans le sens du poil) et « Mise en avant » si vous pensez être la seule et unique raison de votre succès (jamais échec!). Evidemment, vous vivez avec les attentes de l’écurie en terme de performance qui planent au dessus de votre tête dès la première séance d’essais, bienvenue en F1!

C’est depuis le paddock puis dans votre monoplace que vous décidez de l’évolution du week-end mais plus question de juste sortir sur la piste pour brûler du carburant et user des pneus sans raison! Un programme d’entraînement en 6 parties vous attend pour préparer au mieux le Grand-Prix et optimiser la stratégie en fonction de vos performances. En dehors du simple fait de réaliser des objectifs nécessaires à l’équipe, vous obtenez des points de ressources essentiels dans votre face à face avec votre adversaire numéro 1, votre compagnon d’équipe! Tous ces entraînements sont également un excellent tutoriel sur chaque circuit, il permet de se (re)familiariser avec la piste, les zones de freinage, les zones de DRS, apprendre à gérer le carburant ou mieux utiliser l’ERS. Codemasters est parvenu à intégrer une grande partie de l’immense complexité de la F1 dans son jeu tout en la rendant fun et utile, chapeau!

Après un premier GP dans lequel je me fais totalement fesser par Nico Hulkenberg chez Renault, je décide de changer de peau et commencer une autre carrière chez Williams face à Lance Stroll. A noter que vous pourrez lancer plusieurs carrières mais aussi changer le niveau de difficulté durant celle-ci, sans avoir à nécessairement repartir de zéro!

Un gameplay arrivé à maturité

Comme précisé auparavant, le gameplay de ce nouveau titre dépendra énormément du type d’aides au pilotage que vous activez ou non, mais on sait qu’il est très rare qu’une simu fasse un bon jeu d’arcade une fois les aides actionnées et inversement …  Et pourtant … Dès les premiers tours de roue le ressenti des monoplaces (même celles du fond de classement) est très naturel. Ceux qui ne sont pas habitués nécessiteront évidemment un petit temps d’adaptation étant donné la rapidité quasi-télépathique de la direction et le peu d’angle nécessaire mais on s’y fait rapidement. C’est donc suffisant pour se croire totalement maître de sa machine, mais pour en savoir plus sur ce que F1 2018 a dans le ventre, il faut commencer à désactiver quelques-unes des (nombreuses) assistances électroniques… Pouvez-vous survivre sans la moindre aide au freinage? Sans bloquer les roues? Qu’en est-il de l’anti-patinage? Les véritables pilotes n’ont comme TCS que leur voûte plantaire. Boite automatique, trajectoire idéale, assistance aux stands, au départ des stands, au départ de course, système de récupération de l’énergie, respect des drapeaux (…) toutes ces choses peuvent être calibrées précisément et changent la conduite de manière immense.

Si vous lancez le jeu avec les réglages par défaut, à savoir difficulté « facile » et tout ce qui va avec, vous mettrez aisément 3 à 4 secondes au tour à vos poursuivants, même à bord d’une Williams. Mais au lieu de monter le niveau de difficulté de l’IA, essayez donc de retirer quelques-uns de ces automatismes installés par défaut pour une entrée en douceur dans le jeu et vous verrez que les chronos ne tomberont plus de la même manière!

L’un des aspects les plus géniaux en F1 c’est le nombre de choses à prendre en compte et à gérer pendant que vous êtes sur la piste. Si dans la plupart des jeux il suffit de maintenir la bonne trajectoire, les pilotes de F1 font office d’ingénieurs qui jonglent avec des tas de paramètres en temps réel, selon les recommandations de l’équipe. Avec la flèche directionnelle, vous avez accès à différents onglets qui vous permettent de modifier bien des choses comme la richesse du carburant, l’équilibre du freinage, le différentiel ou garder un oeil sur la température de pneumatiques ainsi que l’état général de votre chaîne motrice. La finesse du gameplay est de plus en plus mise en avant quand vous retirez des aides car ces machines, aussi capables soient-elles, ne pardonnent pas et sont quasi-impossibles à rattraper en cas d’erreur! Que ce soit à la manette ou au volant, le jeu est très immersif grâce à ses nombreux angles de vue y compris un qui retire l’arête centrale du halo pour mieux voir les trajectoires. Codemasters semble avoir atteint l’équilibre parfait!

Chaque F1 moderne se comporte légèrement différemment (surtout niveau aéro et moteur) en fonction des résultats et espoirs de chaque équipe mais si vous voulez un vrai changement, dirigez vous vers les monoplaces historiques! Certaines se comportent d’une manière si bizarre et peu efficace que votre niveau de respect pour les pilotes de l’époque (années 70 surtout) ne pourra que grimper.

Mais pour en revenir aux monoplaces les plus récentes, vous pourrez les faire évoluer et donc leur gameplay avec le système de Recherche & Développement instauré depuis plusieurs opus désormais. Comme dans la vraie vie, les améliorations devront être testées sur la piste en espérant obtenir un gain de performance décisif pour le dimanche! Certaines de ces améliorations seront vôtre avant même la saison si vous négociez bien votre contrat…

Visuellement, un quasi sans-faute

Les fans savent à quel point la F1 est sensible quand il s’agit de son image et je doute que les gérants actuels aient le moindre problème avec le niveau de présentation proposé dans ce F1 2018, surtout sur Xbox One X. Avant même d’entrer sur la piste, tous les menus, toutes les cinématiques, fleurent bon l’officiel et le haut niveau. Si les visages de pilotes ne sont pas parfaits notamment lors des passages dans le paddock, une fois au volant de votre monoplace ou même simplement dans votre pitbox, le rendu est superbement propre et je ne joue même pas en 4K!

Mais c’est évidemment une fois que les courbes s’enchaînent à une vitesse ridicule que le titre de Codemasters brille. Avec 4K en résolution maximale et 60 images par seconde en taux de rafraîchissement, vous avez le meilleur des 2 mondes! Le jeu est très propre et fin et l’animation super fluide permet de placer la monoplace avec un maximum de confiance et précision. Tous les angles de vue sont aisément jouables mais la vue “TV” sera probablement la plus populaire grâce à son positionnement relativement haut, qui permet d’anticiper les virages et freinages de la façon la plus efficace . Les angles de replay sont similaires à ce que l’on voit à la TV donc absolument excellents. Vous pouvez les apprécier depuis les stands dans l’onglet diffusion en direct, ce qui permet au passage, d’étudier les trajectoires des meilleurs.

Les environnements ont également reçu un traitement princier même si les habitués de la franchise ne verront pas de différences flagrantes hormis sur les nouvelles pistes d’Hockenheim et Paul Ricard. Le moteur de gestion de la lumière marche très bien tout comme les effets de fumée ainsi que le rendu de la pluie. Le tout est accompagné d’excellents sons pour une immersion totale. Nous sommes en présence d’un des jeux de course les mieux maîtrisés techniquement sur Xbox One X, à mon sens derrière seuls les jeux de la franchise Forza. Bien sûr, tout n’est pas parfait. Le titre de Codemasters souffre toujours de screen tearing passager, il peut disparaître d’une session à une autre mais n’est pas totalement effacé. Il semble donc que l’objectif des 60fps “lockés” soit un chouia raté mais en aucun cas nous avons à faire à un niveau insupportable comme sur le premier Project CARS cependant. Quoi qu’il en soit, on aurait pu espérer un peu plus, notamment sur Xbox One X mais au bout du compte, ce petit désagrément visuel ne gène pas immensément le gameplay et ne devrait pas vous faire rater vos points de freinage.

Comme toujours, l’immersion est totale avec différents angles de vue du circuit, dans le paddock, les stands et même sur la piste avant le départ de la course. Tout ceci donne une impression de vie que peu d’autres jeux sont capables de proposer, surtout sur Xbox One. C’est à se demander ce que Codies serait capable de faire avec une autre licence officielle comme … Le WRC? Mais je m’égare… On se retrouve donc avec un jeu au gameplay excellent en plus de graphismes et sons de grande qualité. Ca sent le Hat Trick tout ça.

Au delà de la carrière

Les options de jeu au delà de la carrière sont classiques avec le GP unique, le Championnat pour les enchaîner, le Contre La Montre mais aussi le mode Épreuve dans lequel vous devez compléter un scénario bien précis avec des objectifs sur mesure. Ce mode suit le calendrier de la F1 et donc, pour la fin du mois d’août il s’agit d’une épreuve à Spa-Francorchamps. Le CLM fait office de lieu privilégié pour se concentrer sur les chronos. Il propose toutes les F1 de la saison en cours mais également les 20 monoplaces “Rétro” qui comptent des véritables légendes comme la Lotus 72D de 1972 ou plus récemment la Red Bull RB6 de 2010. Nouveauté pour cette année, des versions courtes de certaines pistes sont disponibles et vous pourrez même les essayer en carrière lorsque vous êtes invités à des événements spéciaux entre les GP. Ces pistes comprennent Bahreïn, Silverstone, Suzuka et COTA pour une expérience un peu différente car les tours s’enchainent très très vite, gage de classements encore plus serrés.

Hormis le Contre La Montre, les modes de jeu en ligne représentent ce qui permet vraiment au jeu de durer dans le temps et il en existe 3. Mode classé, non classé et championnats. Comme indiqué récemment sur notre site, le online dans F1 2018 intègre de nouveaux éléments que sont la Super Licence et le Safety Rating (Niveau de Sécurité). Nous savons tous que l’environnement en ligne peut être très frustrant avec la présence de joueurs qui voient Burnout Paradise à travers n’importe quel jeu qu’ils achètent, et Codemasters le sait. La Super licence, présente spécifiquement en mode en ligne Classé, prend en compte votre niveau global, si vous êtes “propre” en piste et combien de temps vous avez passé sur le jeu. Il est combiné à votre Niveau de Sécurité (toujours en courses classées) qui est déterminé selon votre capacité à enchaîner les événements sans accrochages ni accidents. Ces 2 paramètres permettent de vous placer dans des lobbies remplis de joueurs au niveau proche du votre, pour des courses compétitives quel que soit votre niveau.

Ces algorithmes sont efficaces plus vous jouez donc rappelez-vous que vos premières parties ne seront malheureusement pas exemptes de mauvais joueurs, ensuite les chose devraient s’arranger. Ce sont là d’excellentes initiatives de la part de Codemasters qui investit énormément dans l’e-sport et seul le temps nous dira si elles sont réellement fructueuses.

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