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Test de Trailblazers sur Xbox One X

Sorti le 9 mai dernier au tarif de 29.99€, Trailblazers est un jeu de course original car teinté de stratégie. Développé par SuperGonk en Angleterre, ce titre propose un mélange entre Wipe Out (avec les vaisseaux de course) et Splatoon (pour le côté peinture). Le résultat est un jeu comme on en voit rarement et voici nos impressions!

Trailblazers est apparu sur notre radar relativement tard, début mars, 2 mois plus tard et le voilà désormais disponible aussi bien sur PC, PS4 qu’Xbox One!

Pour ce que beaucoup considéreront comme un « petit jeu », Trailblazers dispose d’une histoire très sympathique qui met en avant la préparation pour le championnat du même nom. Celui-ci propose des courses à haute vitesse mais avec une composante stratégique indéniable: Il faut peindre la piste pour bénéficier de boost! Etant donné que le jeu se déroule en équipes, chacun tente de maximiser les trajectoires en peignant les zones « clé » de chaque piste, tout en ralentissant ses adversaires… Une approche étonnante et rafraîchissante!

Le contenu de Trailblazers:

  • 10 pistes
  • Jouables en sens normal, inversé, miroir du sens normal et miroir du sens inversé
  • 6 modes de jeu dont un mode histoire complet
  • Nombre de tour réglable de 1 à 10 ou infini (idéal pour entraînement)
  • 3 niveaux de difficulté
  • 8 personnages charismatiques

Les débuts…

Rien de tel qu’un bon vieux tutoriel pour comprendre le gameplay du jeu en lançant le mode carrière! C’est le bon vieux « Sid », l’un des personnages du jeu qui vous indique la marche à suivre alors que vous incarnez « JetStream« , une autre pilote. Le jeu vous mettra dans la peau de tous les personnages et vous permettra de comprendre les relations qui les lient tous car, la plupart du temps, le jeu ne se joue pas seul, vous avez besoin d’un coéquipier (IA ou humain mais évidemment IA en mode histoire) et donc, chacun doit trouver un moyen de s’entendre malgré diverses histoires et mésaventures passées. D’ailleurs, les développeurs ont réalisé un boulot absolument admirable en ce qui concerne la partie « narration » de l’histoire. Pour un jeu pareil on aurait pu s’attendre à une trame aussi fine qu’une feuille de papier mais ce n’est absolument pas le cas. En plus, l’histoire est remplie de renversements de situation qui devraient piquer votre intérêt, en tout cas c’était le cas pour moi! Mais retour au gameplay…

Sans surprise, la prise en main est directe avec un maniement clair et précis, dans la lignée de ce que l’on attend d’un jeu à la Wipe Out. Le plus « difficile » tient à la gestion du freinage (freiner ou décélérer, telle est la question) mais le plus important c’est bien cette histoire de peinture et de boost!  Quand vous avancez, vous pouvez déposer une ligne (supérieure à la largeur de votre vaisseau) de peinture. Celle-ci vous permettra d’aller plus vite quand vous passerez de nouveau par dessus (si elle est encore là). Cependant, pendant que vous peignez, vous n’allez pas plus vite, si vous jouez en équipe et que votre équipier IA (ou humain) pose de la peinture, vous bénéficiez du boost mais, un peu comme avec de l’aspiration, vous le rattrapez et dépassez bientôt sa propre ligne de boost. Le but du jeu est donc de maximiser les zones de boost pour vous et votre équipe, alors que vos adversaires tenteront de faire de même en ruinant vos propres trajectoires!

A noter que plus vous restez sur une ligne de boost et plus vous allez vite, avec des multiplicateurs x2 x3 x4 voire x5 pour des gains de temps très importants! En plus de votre capacité à peindre la piste, vous pouvez passer à travers des sortes de portes qui colorent la piste à votre couleur sur une centaine de mètres, ces portes sont très intéressantes, notamment en début de course alors que le circuit est encore vierge.

Prendre le coup…

Après le tuto et les premières courses, une petite période d’incertitude s’installe car on ne comprend pas toujours comment on se retrouve si loin malgré l’impression d’avoir boosté au maximum de bout en bout de l’épreuve! De plus, les courses ne sont pas uniquement une question de position finale, loin de là. En fait, pour chaque course en mode histoire, des objectifs appelés « Trax » vont sont présentés et il faudra en atteindre au moins 1 (sur 3) pour pouvoir passer au chapitre suivant. Ces objectifs sont divers et variés, certes le fait de devoir terminer 1er apparaît de temps à autre mais vous devrez aussi peindre plus que les autres, peindre au delà d’un certain point (chiffré), frapper un certain nombre de portes, battre un ou plusieurs adversaires spécifiques ou encore lancer un certain nombre d’attaques sur vos adversaires. En effet, si vous ne disposez pas d’un arsenal comme dans un vrai WipeOut, vous pouvez tout de même attaquer vos adversaires en lançant une ligne de peinture en appuyant sur Y. Placée au bon moment, celle-ci peut aussi bien ralentir vos ennemis que vous garantir un boost sur une bonne centaine de mètres….Très intéressant.

Donc, sans même réaliser un 3 sur 3 au niveau des objectifs de chaque course, vous pourrez avancer relativement aisément mais si vous coincer, c’est là que les autres modes de jeu, et notamment le contre la montre peuvent se montrer utiles. Etant donné que les courses en carrière sont relativement courtes, vous ne connaîtrez pas de suite les meilleures trajectoires et  chemins. On se retrouve souvent à suivre la piste tracée par la couleur que l’on a soit-même appliqué sur le circuit (ou vos coéquipiers), mais est-ce toujours le moyen le plus rapide? Le jeu en solo peut donc permettre de se familiariser avec les circuits et connaitre les recoins les plus intéressants…

Une réalisation proche du sans faute…

Supergonk a opté pour un design en Cell-Shading très original et coloré. Les pistes, personnages et véhicules sont absolument superbes même si on aurait pu espérer un rendu un poil plus fin. Du coup on a un peu l’impression que le jeu est plus vieux qu’il ne l’est vraiment, avec une sorte de feeling à la Borderlands.

Côté technique, le titre est très propre même si quelques ralentissements ont été remarqués par moments (version One X, pas Enhanced pour l’instant). Ceux-ci ne gâchent absolument pas le gameplay mais un monde sans baisses de framerate est un monde meilleur je crois qu’on s’entend tous à ce niveau. Et puis il y a la partie sonore. Je suis un énorme fan de la bande son de ce jeu, elle semble toute droit sortie de Jet Set Radio, ce vieux titre de Rollerblade réalisé par SEGA il y a bien longtemps. En plus de musiques absolument géniales et totalement dans le ton du jeu, elles s’enchaînent parfaitement et rehaussent encore l’impression de qualité qui émane du titre…

Malheureusement, il est temps de se pencher sur les problèmes de Trailblazers, mais ne transpirez pas trop, ils sont peu nombreux. Le plus gros souci du jeu est l’impossibilité, en online, de faire équipe avec qui on veut. Oui, cela semble absolument impensable mais votre coéquipier vous sera fourni au hasard à chaque partie! Si vous aviez suivi l’actu de ce titre dès son annonce sur notre site, vous vous imaginiez déjà travailler en team avec vos amis pour maîtriser la piste et écraser la concurrence, mais … Non. C’est un manquement assez hallucinant qui je l’espère, sera corrigé via une mise à jour dans les semaines à venir. Par ailleurs, l’absence de classements en ligne (temps, nombre de points de coloriage etc) est un peu frustrante car on ne sait pas vraiment où on en est en terme de performance. Encore une fois, une chose qu’il semble relativement aisé d’implémenter par la suite. Enfin il y a le prix, il me semble que 10€ de moins auraient rendu ce titre énormément plus attractif sur le marché Xbox Live, surtout à une époque ou le Game Pass rend pas mal de jeu très accessibles. N’allez pas croire que je ne pense pas que Trailblazers mérite ses 30€, c’est juste que j’ai peur que beaucoup de joueurs préfèrent les placer dans un State of Decay 2 et c’est bien dommage.

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