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Top 5: Les meilleures Cosworth

Depuis 1958, Cosworth est synonyme de performance dans nos moteurs à combustion interne chéris. Avec 167 victoires en Formule 1, c’est le second motoriste le plus efficace derrière Ferrari! De nombreuses voitures ont bénéficié de l’expertise Cosworth au fil des années et désormais, il est temps d’en choisir 5!

#5: Audi RS4 Avant Quattro (B5)

Quand on pense Audi RS, on pense davantage à un 5 cylindres turbo qu’à un 6 cylindres Cosworth, et pourtant. La première génération d’Audi RS4 dispose d’un V6 bi-turbo de 2671 centimètres-cube et 5 soupapes par cylindre développé et produit par Cosworth Technology. Grâce à nombreuses modifications, le V6 (présent dans la S4 avec 265cv) passe de 265 à 380cv. C’est bien évidemment l’une des raisons qui ont aidé la 1ère RS4 Avant Quattro à atteindre son statut de légende.

#4: Mercedes-Benz 190E 2.5-16 Cosworth (W201)

Mercedes-Benz souhaitait obtenir une part du gâteau en rallye avec la 190E et demanda à Cosworth de développer un moteur spécifique, bon pour 320cv. Au même moment, Audi, avec ses 4 roues motrices et technologie turbo, contre les plans de Mercedes. Du coup, la 190E se rabat sur les circuits et notamment le DTM. Pour pouvoir s’engager, Mercedes-Benz dû produire une 190E de route avec version adoucie du moteur Cosworth, le 2.3l 16 soupapes, dès 1983. En partant d’un sage 2.3l de 138cv, Cosworth développe la culasse et passe en double arbre à cames en tête avec 4 soupapes par cylindre (entre autres…). Le résultat c’est 185cv puis 207 et enfin 235cv (2.5-16 Evo II)! Le tout sans sur-alimentation bien sûr.

#3: Ford Escort RS Cosworth

Ford souhaite également dominer en rallye et la cinquième génération d’Escort fera l’affaire dès le début des années 90. Si le style de l’Escort RS est indéniablement un point fort (l’aileron le plus abusé de l’histoire sur une routière?), elle a également brillé grâce à son moteur! Le 4 cylindres turbo de 1994cc développe aisément 227cv et bien plus en WRC où son potentiel ne tarde pas à être prouvé. Dès la saison 1993, victoires au rallye du Portugal (Delecour), Tour de Corse (Delecour), l’Acropole (Biasion), le SanRemo (Cunico) et la Catalogne (Delecour). Les années suivantes, les succès seront moindres mais toujours présents jusqu’en 1997. Sur route, le moteur Cosworth a également prouvé ses qualités permettant d’atteindre 300, 400, 500 et jusque 1000cv. A noter que les 2500 premières unités ont servi à l’homologation pour la course et sont sorties équipées d’un turbo Garrett hybride (entre T04B et T3) connu pour son immense lag sous 3500 tour. Remplacé dès 1994 par un T25 plus civilisé mais moins gros.

#2: Ford Sierra RS500 Cosworth

Toujours très axé « Motorsport », Ford souhaite tirer parti du règlement FIA Groupe A sur circuit au milieu des années 80. Pour ce faire, ils se basent sur la berline Sierra, transformée en 3 portes pour l’occasion. Cosworth pose ses conditions concernant le moteur après avoir présenté un prototype encourageant, il produira au moins 205cv pour la route et 300 pour la piste. La Sierra Cosworth deviendra l’une des voitures de tourisme les plus victorieuses de l’histoire en remportant les championnats australien, allemand, japonais, néo-zélandais et britannique de voitures de tourisme. La version de course finira bien plus loin que les 300cv initialement prévus. La course à la victoire poussant le 2.0l 4 cylindres tout proche des 600cv en fin de cycle, un véritable monstre qu’il est malheureusement rare de trouver (comme beaucoup de Gr.A circuit…) sur notre bonne vieille Xbox.

#1: Lotus 49

En 1966, Colin Chapman (fondateur de Lotus), parvient à convaincre Ford de financer le développement d’un nouveau moteur, un V8 de 3 litres pour la Formule 1, sous l’expertise de Cosworth. Appelé DFV (Double Four Valve), il s’agit d’un moteur qui sera compétitif pendant plus de 20 ans, gagnant 167 courses au passage. C’est LE moteur qui a fait la renommée de Cosworth. Dès sa première course, au GP de Hollande, le Ford Cosworth DFV l’emporte grâce à Jim Clark et sa Lotus 49. Disponible à l’achat dès la saison 1968, il n’était pas rare de voir la grille entière (hormis Ferrari) utiliser un DFV, telle était sa performance et fiabilité. Moins puissant (420cv environ) mais plus léger que la concurrence, il aidait à l’équilibre des monoplaces qui s’en servaient, surtout que Chapman en faisait une pièce structurelle de sa monoplace grâce à un système de suspension ingénieux.

A peine 10 ans après sa création donc, Cosworth avait atteint les sommets de la Formule 1 depuis ses bureaux londoniens. Aujourd’hui, la firme britannique continue et travaille notamment sur le V8 qui équipera la nouvelle TVR Griffith, mais aussi le fantastique V12 placé au centre de l’Aston Martin Valkyrie. Un quart de ce moteur est également en développement, un 3 cylindres 1.6 litre atmosphérique, capable de produire 253cv à lui seul, tout en respectant les normes en vigueur. Pas mal pour une boite montée par 2 hommes il y a 60 ans dans le seul but de « gagner leur vie en modifiant des moteurs de course. »

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